
En 2022, près de 4,7 millions de mètres carrés de surfaces rayonnantes hydrauliques ont été installés en France. Une maison neuve sur deux est équipée et une sur trois a l’option rafraîchissement. En revanche, moins de 10 % de logements collectifs utilisent un plancher chauffant-rafraîchissant (PCR) en France et 25 % en Europe. « L’indicateur IC Energie de la RE2020 va entraîner une généralisation de la pompe à chaleur et de la pompe à chaleur hybride en remplacement des chaudières gaz et une Pac est plus performante en étant associée à un émetteur très basse température comme un PCR qui permet aussi de diminuer la consommation d’énergie primaire et celle qui est non renouvelable », explique Christophe Pinchon, chef de produits marketing chez Thermacome. En effet, une étude réalisée en 2022 par le bureau d’études thermiques et fluides Pouget Consultants pour le syndicat Cochebat, dont Thermacome est membre, montre qu’une Pac couplée à des radiateurs fonctionnant à 60°C atteint un COP de 2,6 mais en étant associée à un PCR, elle fonctionne à 30°C et son COP est de 4,6 (soit une amélioration de 40 % de sa performance).
Compatible neutralité carbone 2050
Concernant l’impact carbone, l’étude révèle aussi qu’une chaudière gaz et des radiateurs atteignent 450 kg eqCo2/m², alors qu’une Pac et un PCR ont quatre fois moins d’impact carbone (100 kg eqCo2/m²). Par ailleurs, pour le confort d’été en logement collectif, l’association d’un PCR avec un système de géocooling diminue l’indicateur degré heure (DH) de la RE2020 de 80 % à 95 % (selon les zones climatiques en France), soit un DH correspondant à 50 heures à 27°C dans l’année. « Le PCR est aussi compatible avec la neutralité carbone 2050, selon les données du GIEC », précise Christophe Pinchon avant de détailler : « En région parisienne, le confort est garanti sans couplage à des solutions passives comme des brasseurs d'air ou des occultations. Et sur une zone comme Marseille, en l’association avec des solutions passives, on est à moins de 16 heures par an supérieures à 26 °C ».
Solution écologique et économique
Le PCR installé dans des logements collectifs améliore également la performance énergétique du bâtiment sans augmenter significativement le coût. « Une des idées reçues est que le PCR est plus cher que des radiateurs mais on arrive à être très compétitif », souligne Christophe Pinchon avant de préciser : « Des radiateurs ne coûtent pas cher mais nécessitent des sous-couches acoustiques et une chape de 50 millimètres, alors que pour un PCR, on a une dalle plane réductrice de bruit avec une sous-couche acoustique mince intégrée en sous-face qui se pose en une seule fois avec une chape de 15 millimètres au-dessus des tubes de plancher chauffant ». Par ailleurs, dans le neuf comme en rénovation, un des avantages du PCR est sa compatibilité avec un plancher bois. C’était le cas, par exemple, sur une partie du village des athlètes des Jeux Olympiques à Saint-Ouen qui a été équipé avec la solution Thermactif Expert de Thermacome sur 15 000 m² (lire notre article).
Confort en toutes saisons
Le plancher chauffant-rafraîchissant apporte également un confort en toutes saisons en faisant monter ou diminuer la température en seulement quelques minutes. Thermactif a été choisi, par exemple, pour la rénovation d’une résidence étudiante à Paris sur une surface de 1 100 m². En effet, le bâtiment avait besoin d’un sol chauffant réactif car son taux d’occupation est très variable et il peut y avoir de longues périodes d’inoccupation pendant les vacances scolaires et les week-ends. Le PCR de Thermacome a aussi répondu aux besoins d’un programme immobilier haut de gamme à Saint-Germain-en-Laye, comprenant des logements du studio au T5 en duplex. En effet, la demande était d’avoir du confort, de la réactivité et une régulation pièce par pièce dans chaque appartement. Il a aussi été installé dans le cadre de la réhabilitation d’une résidence de 41 logements à Combloux (Haute-Savoie) sur une surface de 3 250 m² et avec une sous-couche acoustique de 22 dB.