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Comment souhaitez-vous renforcer la présence de Conex Bänninger en France ?

Nous avons plusieurs axes pour augmenter nos parts de marché. Il y a d'abord notre développement sur l'OEM, à savoir traiter directement avec les fabricants de chaudières et autres équipements pour leur fournir nos raccords. Nous avons d'ailleurs recruté Anthony Badin il y a 18 mois maintenant, pour approfondir ces partenariats. Ensuite, nous passons évidemment par la prescription, et animons des ateliers dans différentes agences. Nous avons d'ailleurs désormais une équipe intégrée, et non plus des agents, ce qui permet de créer une réelle force de groupe. Et concernant nos produits, en fonction des domaines d'application, nous allons adopter une approche différente.

Laquelle ?

En climatisation et en réfrigération, nous souhaitons pérenniser le bel accueil qui a été fait au B-MaxiPro, un sertissage cuivre résistant à 48 bars, qui se réalise avec une pince de Rothenberger. Pour le sanitaire-chauffage, l'objectif premier est avant tout de sécuriser le marché avec du cuivre à souder, méthode classique et majoritairement répandue en France. Je garde toujours en tête le développement du sertissage pour l'eau et le gaz. Nous avons d'ailleurs un raccord "passe-partout", le B-Push, qui permet à l'installateur dans l'urgence de raccorder du PER, du multicouche ou du cuivre. Et puis j'attends des certifications françaises d'ici quelques mois pour notre gamme à sertir en inox.

Sentez-vous que le regard sur le sertissage cuivre évolue ?

En climatisation et en réfrigération, oui. Lors du dernier Sifa, un artisan m'a avoué que depuis qu'il utilisait le B-MaxiPro, il n'avait plus refait de brasure, alors qu'il gardait encore son matériel dans son utilitaire. En réalité, il faut encore convaincre l'installateur, mais aussi le distributeur. Si l'artisan doit faire 70 km pour acheter des raccords à sertir, il ne changera pas ses habitudes. Pour l'instant, notre but est donc de faire comprendre à tous que le sertissage apporte sécurité et rapidité d'intervention. Finies les bonbonnes de gaz et les demandes d'autorisation pour intervenir dans tel ou tel bâtiment. Le sertissage, c'est comme si vous arriviez avec une perceuse ! Quand les installateurs auront ça en tête, alors nous aurons réussi à faire évoluer les mentalités.


Regardez François Renaudin répondre aux questions de Génie Climatique Magazine :